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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /Fév /2008 16:59

flamenco01.jpg     Vous connaissez ma passion pour la musique. J'ai donc décidé de partager mes goûts musicaux avec vous! J'inaugure la rubrique musique avec ce duo : Oykü et Berk. Ils s'agit de "faux" jumeaux d'origine turque et ayant fait des études de musique en Espagne. Je trouve qu'il s'agit d'une très belle reprise chantée avec beaucoup d'émotions. Un message d'amour à travers les paroles de la chanson (traduction à venir) mais aussi entre un frère et une soeur. Bonne écoute!





http://fr.youtube.com/watch?v=TuYucFPNiIE

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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 19:20

   undefined De la valise à l'individualisme en passant par la recherche du gentleman.

    Je jette un dernier coup d'oeil à ma valise l'air désespérée. Que puis-je enlever? Je regarde pour la N-ième fois: rien, j'ai besoin de tout. Je sens déjà les remarques de la gente masculine: ah ces femmes! Pas de panique, j'ai la technique de Mac Gyver: je piétine la valise et la ferme d'un geste vif. Néanmoins, le moment le plus difficile reste à venir: la portée. Je saisis la poignée: oh mon Dieu, comment vais-je pouvoir porter ce monstre? Je me dirige vers la porte, franchis le seuil, un dernier regard...c'est bon tout est éteint. J'exulte de joie à l'idée de retrouver les miens. Anacum, babacum geliyorum! (Maman, papa j'arrive!) En me dirigeant vers la sortie, je chantonne "Iste gidiyorum, cesmi siyahim". Sur la route, je me décide à chanter de vive voix, après tout je m'en fiche, je ne suis pas parisienne! Je peux lire à travers le regard des gens leurs pensées: certains me font un sourire, d'autres me méprisent... Un vieux monsieur me dit "y'a de la joie?" je lui réponds "et de la bonne humeur, je suis en vacances monsieur!" il m'a répondu quelque chose mais je n'ai pas entendu, pas le temps, les trains n'attendent pas. 
    En descendant les escalateurs qui mènent au "fameux" métro, je fais un coucou à la caméra: souriez, vous êtes filmés! Le moment tant attendu vînt: les fameux escaliers. A ce moment, je sors mon grand numéro, d'un vif clignement des sourcils et en balançant mes cheveux à l'arrière, je recherche un gentleman susceptible de m'aider...non personne. Je prends la valise en faisant la grimace... toujours rien, a priori, "je ne le vaux pas bien". Et ce fût ainsi jusqu'à la gare. Il n'y avait pas un seul gentleman pour m'aider. Aurai - je eu plus de succès si j'étais blonde à forte poitrine? Où sont passés les gentlemen? Où sont les hommes courtois? Les hommes sont les premiers à nous pointer du doigt, nous les femmes, lorsqu'on cherche à faire des "trucs de mecs"! Nous sommes bien obligées de piétiner sur leur territoire s'ils n'assument plus leur rôle! Les hommes sont les premiers à exhiber leurs biceps pour montrer leur virilité. Alors, où est-elle votre virilité? Tu parles! Ah ces messieurs n'apprécient pas mes paroles? D'accord, je vais me remettre en question....si j'étais un homme, aurai - je aidé la demoiselle? Indubitablement OUI, OUI et OUI, ne serait-ce que pour demander son numéro.  :-)

    Ainsi, les messieurs n'ont cessé de fuir mon regard dirigé vers eux. Ce regard, je le connais, je l'ai assimilé depuis quelques temps. Vous connaissez tous ce regard mes amis parisiens. Ce regard furtif laissant croire qu'on n'a rien vu. Ce même regard furtif à l'égard des exclus de la société qui réclament la petite pièce. Et oui, j'ai appris à être individualiste à Paris. Chaque jour, j'ai l'impression d'être égoïste lorsque je fuis les exclus. Je donne une fois, deux fois et ensuite... je fuis, je ne peux pas sauver le monde. J'ai toujours été idéaliste et cru en un monde meilleur. J'y crois toujours d'ailleurs, mais en ayant conscience qu'il est difficile aujourd'hui de changer la donne. Dans un précédent article, je disais que ce monde à défaut d'être parfait, on peut l'améliorer et ce, en y mettant du sien. Je n'ai pas changé d'avis sur l'incohérence de la vision smithienne de la société: l'agrégation des intérêts individuels ne mène pas au bien-être collectif via une soit-disante "main invisible" et je pense que l'existence d'une solidarité (quelle qu'elle soit) est une condition sine qua non pour aboutir au bien-être collectif. Alors encourageons la solidarité! Ne baissons pas les bras! Les solutions existent, nous ne pouvons pas changer le capitalisme mais l'améliorer ou le "réguler" dirait-on dans le jargon économique. Le renversement de la bourgeoisie tel que le préconisait Marx, je n'y croît plus depuis longtemps, mais je n'ai pas cessé d'être idéaliste pour autant.

    Moralité: lorsque vous voyez une demoiselle avec une valise, aidez-là c'est peut-être moi: ça, c'est l'individualisme!

    (...)Encore une anecdote. Je viens de prendre ma correspondance, je suis dans le train des "cowboys" qui va me déposer dans mon petit bled... Ah je le reconnais mon bled, je suis assise à côté d'une maman avec son fils, il écoute "Qui est l'exemple" De Rohff. J'ai passé ma vie à "zoner, racailler consommer..." et aujourd'hui j'en suis là... nerden nereye ya!!!! Une petite pensée à tous les banlieusards des montagnes éparpillés dans toute la France! Cher ami (e),  l'industrie ne nous offre plus d'avenir, la perte du tissu industriel nous a poussé à envisager d'autres voix et ce n'est pas plus mal d'ailleurs! Je voulais juste ajouter qu'à mon arrivée, il y aura forcément un "momo" pour me dire "ohhh kardes, donnes ta valise, ça fait longtemps dis-donc, que deviens-tu?" Rien, encore rien (...)

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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 17:22
coeurrr.JPG L'amour...

    Qu'est-ce que l'amour pour vous? De mon point de vue, on est amoureux lorsqu'on ne voit que l'être aimé parmi la foule..Lorsque l'on ressent l'être aimé à côté de nous alors qu'il n'est pas présent "physiquement". On aime lorsqu'on s'oublie à un point de ne penser qu'au bonheur de l'être aimé... L'amour n'est pas une illusion, il existe bel et bien, mais c'est nous qui le créons, ce n'est pas quelque chose de transcendant qui nous tombe dessus... on aime une personne pour ce qu'elle est, on aime une personne parce qu'elle nous fait aimer ce que l'on est... Si une pointe de passion pouvait s'y mêler,  alors c'est l'extase... 
    Mais combien de temps cela dure-t-il? Y'a-t-il une fin à l'amour? Je pense que cela dépend de notre état d'esprit. Nous sommes capables d'entretenir la magie du premier jour, et comme dans tout domaine de la vie, il y aura des hauts, et des bas,... parfois les bas l'emportent, l'amour s'estompe et se noie dans le chagrin. C'est alors qu'il cesse d'être, au point parfois-même de se confondre avec la haine. L'amour existe de part notre création...nous créons l'amour, reste à savoir si celui-ci est crée ex nihilo...
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 09:13
makiyaj.jpg ...qui se cultive de l'intérieur.
Je suis tombée sur deux publicités créées par Dove. Elles sont vraiment intéressantes, du moins c'est mon point de vue. Malheureusement, force est de constater que beaucoup de gens prennent les images pour de la réalité. Nous voyons à quel point le monde de l'illusion affecte notre façon de voir les choses. C'est d'ailleurs ces illusions qui nourissent le désespoir de certain(e)s. Hommes et femmes confondus, il n'y a de beauté que dans le naturel!
Retenez votre de souffle, c'est parti!

http://www.dailymotion.com/relevance/search/pub+dove/video/xiax5_pubdoveevolution_ads

http://pourtouteslesbeautes.com/   ici cliquez sur "regarder le film"
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 14:05

Portrait chinois...

Si tu étais:

- une couleur: le rose
- une chanson: Father and son (Cat stevens) 
- un film: Al- Rissalah
- un animal: l'aigle royal
- une époque: 1453 (devinez pourquoi :-) )
- une fleur: rose rouge
- un arbre: le bouleau
- un vêtement: une jupe
- un accessoire: un briquet
- une pièce de la maison: la salle de bain
- une citation: "Le seul ennemi de l'homme est l'ignorance", Ben Johnson (je l'ai lu en turc "insanin tek dusmani cehalletir", je ne sais pas si la traduction est bonne)
- une série: Sex and the city
- un personnage célèbre: Malcolm X
- un chanteur/une chanteuse: Lauryn Hill
- un aliment: le chocolat
- une boisson : le çay (=thé turc)
- un livre: Le monde de Sophie
- une discipline: Les sciences économiques!
- un sport: le hand ball
- un lieu de vacance: n'importe où en Turquie
- un jour de fête: la fête du Ramadhan
- une ville: Istanbul / Paris, que j'apprécie de plus en plus
- un métier: professeur
- un instrument de musique: le saz
.... je n'ai plus d'idées!

Si je te dis:

- Aime: tout ce qui est "beau"
- Déteste: les insectes
- Qualités: euhhh...j'sais po....
- Défauts: rancunière!
- Amitié: faut pas trop en exiger...
- Amour: "Amour, amour, quand tu nous tiens on peut dire adieu prudence"

 

 

 

Par reva - Publié dans : Me, Myself and I
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /Nov /2007 23:43

bronx-copie-1.jpg Après un long moment d'absence, me revoilà pour un nouvel article. Je suis tombée sur un article qui parlait d'un film intitulé "La gloire de nos pères". L'histoire se passe à Lyon dans un quartier populaire. On y raconte l'histoire des immigrés (pour la plupart du maghreb). Cette génération oubliée et parfois silencieuse, raconte son vécu.J'ai été vraiment touchée de voir cela. Il est vrai que l'on parle beaucoup de nous, la nouvelle génération en France et de notre intégration.

Je fais partie des personnes qui pensent qu'il faut savoir d'où l'on vient pour pouvoir avancer dans la vie. Je ne me sens pas plus française que turque. Renier l'une des identités serait renier une partie de moi-même. Mais revenons à nos moutons... Si j'ai été touchée, c'est notamment parce que cette génération "oubliée" est celle qui ne parle pas souvent. Mon grand-père ne parle jamais de son arrivée en France, ni de son vécu, ses désillusions. Il est venu ici pour garantir un avenir meilleur à ses enfants dans le but de repartir avec toute la famille un jour. Aujourd'hui il est retraité, il part plusieurs fois en Turquie. Mon père, quant à lui ne voulait pas venir en France. C'était un bon élève qui voulait faire des études "scientifiques" (très bien vues dans nos cultures!Du moins, à l'époque). Mais contrairement à mon grand-père, mon père ne nous a jamais caché ses désillusions, il nous les a même très souvent exposées...C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai décidé de me battre, de montrer que même si je ne possède pas le "capital culturel" chère à Bourdieu, je serais de ceux qui réussiront (inch'Allah). Je suis encore en bas de l'échelle, mais je suis pleine d'espoirs pour nous et la nouvelle génération! N'oublions pas ce qu'ont vécu nos parents, grands-parents. Dans quelles conditions ils ont travaillé. Ne les laissons pas dans leur monde, sortons des endroits insalubres pour qu'ils voient et découvrent avec nous, enfin la "vraie" vie...

Par reva - Publié dans : divertissement
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 21:06

undefined  

Aux portes du « temple du savoir »

Lorsque j'étais en première année de faculté, j'ai rencontré un sénégalais qui m'avait dit que la faculté, c'était le « temple du savoir ». Qu'il fallait prendre toutes les informations divulguées ici et là par les professeurs, membres d'association, étudiants, etc.

Me voilà déjà en quatrième année d' "économie internationale". Je ne sais pas à quoi va me mener ce master, mais j'ai choisi cette mention parce que « ça fait classe ». Les grands mots pour peu de choses sont très récurrents à la fac!

Lors de mon arrivée, j'ai du choisir les matières que je devrais suivre tout au long de l'année (en théorie :-)) Après avoir longtemps tergiversé, j'ai finalement choisi des matières assez générales et deux options de spécialité. De toute façon en master II, je n'aurai pas trop le choix: « économie du développement » ou « commerce international ».

Je suis plus interessée par l'économie du développement mais cela me pose beaucoup de problèmes en termes de débouchés: après le master professionnel, il est difficile de trouver un emploi car c'est une discipline nouvellement créée. Le must serait de travailler dans les grandes institutions internationales (FMI, Banque mondiale,...) mais pour cela il faut faire une thèse... Sinon, on peut travailler « sur le terrain » au sein d'ONG, mais là, il faut souvent aller à l'étranger....

Aussi, je me pose des questions d'ordre éthique: en faisant de l'économie du développement, je me demande si finalement, je vais réellement « aider » les pays pauvres à sortir de leur misère? Pfff, mais voyons, nous savons que cela est faux parce que les institutions internationales n'ont pour seul objectif que la poursuite des intérêts des nations riches (et donc puissantes) au dépend des pays pauvres car les décisions prises par celles-ci les enfonce toujours davantage dans leur détresse (*) En travaillant pour ces institutions j'aurai l'impression de n'être qu'un pion au service de cet impérialisme!

Bien-sûr, j'ai demandé à une enseignante si je serai ce « pion » elle m'a affirmé que cela dépendait de ce que je compte faire après (pour qui je vais travailler) et si je veux contester, je peux toujours faire une thèse et enseigner (s'il y a de la place) à la faculté ma (belle?) vision des choses aux étudiants!

Concernant le commerce international, il s'agit d'une toute autre histoire. Pendant les trois années de Licence, je n'ai cessé de fuirecomme la peste toutes les matières se rattachant au monde de l'entreprise ! En effet, je n'ai jamais été captivée par ces matières!Je ne connais pas du tout le monde de l'entreprise et souvent à la fac, du moins en économie, on nous donne une vision négative de celle-ci (vous savez l'histoire des méchants patrons qui exploitent les salariés). Je suis d'accord qu'il s'agit d'une vision – relativement - erronée de la réalité. D'ailleurs en économie, on est souvent déconnecté de la réalité. Mais il est évident qu'après ces études en gestion, finance, ressources humaines, logistique,... et commerce en général, des débouchés, il y en a beaucoup!

Donc j'ai choisi deux options et je ferai mon choix au cours de l'année. Peut-être serai-je mieux informée des débouchés, ou peut-être que j'aurai un déclic qui me conduira tout droit vers le monde de l'entreprise. A vrai dire, j'y songe de plus en plus.

Mon article, au-delà de son aspect personnel, soulève une autre question: celle des études à la fac. Comment avoir la certitude qu'après ces nombreuses années passées sur les bancs de l'école, on aura un emploi à la hauteur ne serait-ce que des efforts fournis? Car il est certain que le système universitaire français souffre. On dénonce souvent son manque de « professionalisme ». Moi je souligne le manque d'informations sur les choix des filières. Il y en a tellement que nous ne savons toujours pas où nous diriger. J'ai rencontré une élève briante ici qui ,depuis sa licence, cumule des masters différents:économie, démographie, IUFM pour finalement revenir en économie.

Parfois je me dis que « si c'était à refaire » je choisirai médecine!Mais pour cela, il faut faire « S » au lycée. Et la physique, ce n'est pas ma tasse de thé!Non, en fait j'ai bien fait, l'économie « that's my way »!Ne souriez pas, vous êtes filmés!

Si vous avez effectué un parcours proche du mien, je serai ravie de partager votre expérience

* M. Stiglitz, dans son ouvrage intitulé « La grande désillusion » en 2003 affirmait que « Peu de gens aujourd’hui défendent cette grande hypocrisie : on prétend aider les pays en développement alors qu’on les force à ouvrir leurs marchés aux produits des pays industriels avancés, qui eux-mêmes continuent à protéger leurs propres marchés. Ces politiques sont de nature à rendre les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres - et plus furieux ». Il faut rappeler que M. Stiglitz a démissionné de la Banque Mondiale en 2000 (si mes souvenirs sont bons) afin de protester contre la politique de l'institution. En 2001, il a fondé « l'initiative for a policy dialogue » à l'Université de Columbia dans le but d'expliquer aux pays en développement qu'il y a des alternatives aux prescriptions du FMI. FMI, Banque Mondiale, OMC: tous des corrumpus? A croire que oui si l'on se penche sur l'affaire Wolfowitz!

 

Reva

Par reva - Publié dans : Réflexions
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 23:10
sdf.jpg  

Individualisme versus solidarité?

 

J'ai commencé les cours il y a une semaine déjà. Me voilà dans la capitale. Ah Paris quand tu nous tiens... « A nous deux Paris », disait Rastignac (in Le père Goriot, Balzac). Oui, à nous deux...

Lundi matin j'ai pris le métro. Aux heures de pointe, la foule est au rendez-vous. Je me dirige hasardeusement vers les portes assourdissantes. Les gens se bousculent, on me bouscule. Je me laisse emporter par cette foule. Des odeurs nauséabondes inondent le wagon. Ces odeurs plus perceptibles pour moi avec le ramadan. Chacun regarde une direction différente, ils regardent le vide, le néant. Certains lisent le journal, un livre, leurs notes prises en cours...et moi je regarde les gens. Ils sont tous différents, impossible de dresser le stéréotype « parisien ». Vêtements, coiffures, sacs, couleurs de peau...tout est différent. Je crois que le stéréotype que l'on peut dresser, c'est au niveau du comportement. Je le qualifie d'individualiste.

En tant que bonne universitaire, du moins en tant qu'élève cherchant à l'être, je me dois de définir ce terme.

On distingue l 'individualisme au sens courant qui correspond à l'égoïsme (à savoir le fait de considérer ses seuls intérêts personnels) et au sens sociologique qui correspond à l'autonomie des individus par rapport à la société. Dans les analyses sociologiques, on décrit souvent la société industrielle ou moderne comme étant une société de masse i.e.caractérisée par le déclin des groupes primaires que sont la famille, les voisins, voire même le couple, etc. (appelé aussi l'atomisation de la société). Tönnies ajoutait que l'individualisme (au sens courant) contribue également à développer cette société de masse.

 

Le concept de solidarité est apparû environ à la fin du XIXème siècle lorsqu'on a pris conscience que les individus ne sont pas toujours responsables de ce qui leur arrive et donc que ceux-ci doivent recevoir, dans certains cas, des ressources supplémentaires. C'est d'ailleurs à cette époque que s'est progressivement mis en place le système de Protection Sociale (PS).

 

La solidarité, telle qu'elle est au XIXème siècle, est donc totalement en opposition avec celui d'égoïsme puisque l'objectif affiché est bien celui d'une solidarité nationale basée sur la redistrbution des ressources des plus aisées vers les plus défavorisées. Alors, comment cela se fait-il qu'aujourd'hui le système de PS exclut certains individus au point qu'ils n'ont plus que la mendicité comme recours? Est-ce l'individualisme qui a contribué à cette marginalisation de certains individus de la société?

 

Bien-sûr notre système français de protection sociale est assez développé comparé à d'autres pays.Je fais référence en particulier aux pays anglo-saxons. Mais est-il assez suffisant pour lutter contre l'extrême pauvreté voire même l'exclusion? Est-ce dû au développement de l'individualisme au sens sociologique, voire même au sens courant, si un individu perd sa diginité au point de n'avoir comme recours que la mendicité?Car l'exclusion est un processus. On n'est pas exclu de la société du jour au lendemain. En général, cela commence par la perte d'un travail. Bien-sûr, il y a les allocations chômage, le RMI, mais cela ne suffit pas. Car il faudrait que le groupe primaire soit fortement présent pour que l'individu ne sombre pas dans l'exclusion. Et c'est là que l'individualisme fait son apparition. Dans une société où l'individualisme prend une place de plus en plus importante, la solidarité « primaire », si je puis appeler cela ainsi, n'a presque plus le même impact. On retrouve souvent des Sans Domiciles Fixes ayant encore des membres de leur famille qui vivent toujours voire même des amis.

Pour voir cela, il suffit de comparer l'évolution des sociétés occidentales. Lorsqu'un individu appartenant au monde occidental part en excursion dans un pays dit « sous-développé » il est toujours choqué de voir « la chaleur, la générosité » du peuple les accueillant. L'individualisme est-il propre aux sociétés occidentales? Je crois que oui.

Par exemple, lorsque j'allais en Turquie, j'allais généralement à Ankara. J'ai toujours été choquée de voir ces mendiants dans la rue qui nous suppliaient de leur donner de quoi « manger ». Si j'étais choquée, c'était surtout parce que là où je suis née, à savoir dans un petit village en France, les mendiants, ça n'existe pas! D'ailleurs, lors de mon arrivée à Paris, j'ai tout de suite fait le parallèle avec Ankara, avec ces hauts immeubles et tous ces SDF et ces gens qui s'ignorent,!Bien-sûr, Ankara c'est différent de Paris mais mon petit village en France est encore plus différent! Quelques années plus tard, je suis allée en Turquie, non pas à Ankara, mais dans un petit village du Sud. J'ai justement eu cette image que me renvoyaient souvent mes connaissances ici, en France, du peuple « chaleureux et généreux ». Les parents ont encore un rôle prépondérant dans la vie de leurs enfants! Là-bas, il n'est pas question de maison de retraite!Ce serait une honte, une hérésie, de l'ingratitude envers ses parents (et j'admets être d'accord avec cette vision). D'ailleurs je ne crois pas non plus que le système de « maison de retraite » ou de « maison de repos » soit très développé dans les grande métropoles turques. Mais bien évidemment, ici, je parle de la Turquie, un pays en pleine mutation et qui se distingue de loin de beaucoup de pays en voie de développement. Je ne parle pas des pays très pauvres d'Asie, d'Afrique voire même de certains pays du proche Orient et même de l'Europe de l'Est (no comment, je crois que certains comprendront ce que je veux dire)!

En fait, si je parle des maisons de retraite, c'est justement pour dire que dans certaines civilisations, les liens de parenté ou au sein du village sont tellement forts que l'exclusion n'est pas possible. Le système du « DON » existe encore et bien souvent on « prie » pour que nos semblables ne soient pas un jour en marge de la société.

Alors moi, quand je vois toute cette misère, je me demande si l'individualisme n'est pas une perversion de notre société? A. Smith s'est trompé, l'agrégation des intérêts individuels ne mènent pas au bien-être collectif. Le bien-être collectif ne peut être basé que sur la solidarité...

Reva

 

 

Par reva - Publié dans : Réflexions
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Samedi 6 octobre 2007 6 06 /10 /Oct /2007 23:40
note-zik-copie-1.jpg Moi et la musique,

Dans les bons moments,
Dans les mauvais moments,
Tu es là...
Tu es mon rayon de soleil,
Celle qui me permet de m'évader,
Celle qui me permet de m'apaiser,
Celle qui me permet de me révolter,
Celle qui me permet d'aimer,...
Tu es une chanson, une mélodie, un refrain, une note...

 Moi et la musique, c'est une longue histoire d'amour. Quand j'étais gamine, je cassais les oreilles de mes parents à chanter à tue-tête. Si vous saviez ce que je m'amusais à chanter...bon d'accord je vous confie mon secret mais vous ne le dites à personne hein!Je m'amusais à chanter de l'opéra! Imaginesz le résultat: une gamine qui s'amuse à chanter dans une langue, jusqu'à présent toujours inconnue (je suis douée pour les langues étrangères :-) ) à voix haute, très haute... Mais il est vrai que je me débrouille plutôt bien en la matière. J'ai déjà chanté aux éternelles « fêtes du quartier » mais aussi l'association turque du quartier lors des fêtes culturelles.

Ce que j'aime écouter? Tout! En fait, je n'ai pas de registre particulier. J'écoute des musiques différentes selon mes humeurs, mes périodes. Avant l'adolescence j'écoutais de la pop (goût de maman). A l'adolescence j'écoutais du rap. Oui, oui je connais toujours par coeur « Laisses pas traîner ton fils » de NTM, ou «  La même étoile » d'IAM. Faut dire qu'à l'époque j'aimais les 'survets et les Air Max... Puis, quand je suis allée à la fac, j'ai rencontré des gens de toutes sortes: des noirs, des jaunes, des riches, des pauvres, des musiciens, ... . Je débarquais d'une « mini cité » avec peu d'étrangers vers une ville plus grande avec des gens tellement différents que je m'y perdais. Et j'ai commencé à écouter de la soul, du gospel et même rock en passant par les variétés françaises. Sans oublier ma rencontre avec cette étudiante turque qui n'écoutait que du turc. C'était donc en deuxième année que j'ai commencé à écouter de la musique turque. Mais pas de ces musiques dites « pop ». Je n'écoute que les musiques traditionnelles. Ces mélodies qui nous plongent inexorablement dans un sentiment de mélancolie avec le SAZ (sorte de guitare turque).

D'ailleurs, qu'écoutez-vous en ce moment? Moi, j'écoute « Dostum dostum » * de Selda Bagcan. Aïe, Aïe, j'aime la voix de cette femme, magnifique!

Pourquoi autant d'amour pour la musique? Impossible de l'expliquer. D'après les astrologues (bah quoi!), les taureaux sont des artistes, peut-être que je suis une artiste dans le fond et que je l'ignore... **LOL**

Reva

* (Mon ami, Mon ami)

 

Par reva - Publié dans : Musique
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Vendredi 28 septembre 2007 5 28 /09 /Sep /2007 15:05

Bonjour à toutes et à tous,

J'ai crée ce blog il y a quelques mois déjà et voilà seulement que j'écris un article...Au lycée, on m'appellait déjà « la business woman », vous savez celle qui fait pleins de choses et qui finalement n'a jamais le temps de faire quoi que ce soit... je crois que cette étiquette me colle à la peau, à tord d'ailleurs, puisque le business ce n'est pas trop mon truc!
L'objectif de ce blog, et bien je ne sais pas trop. Cela dépendra de la tournure que prendra celui-ci car j'ai tellement de choses à raconter, comme toutes les nanas de toute façon :-) Par contre, je sais par où commencer, c'est déjà bien!
Avant toute chose, je vais vous expliquer le choix de mon pseudonyme "Reva". D'où vient ce mot?
En fait, « reva » devait être mon prénom, ne me demandez pas pourquoi cela n'a pas été le cas car c'est une longue histoire que je ne peux vous raconter en introduction. « Reva » en turc (vous l'avez compris, je suis d'origine turque) signifie « illusion », donc c'est un terme relativement proche du mot français « rêve ».
Comme beaucoup de gens, j'ai des rêves, des illusions, des espoirs... Je fais parti de ces gens qui croient en un monde meilleur, où tout le monde « il est tout beau, il est tout rose ». Utopique me diriez-vous? Oui, je confirme. Mais si chacun y met du sien, ce monde, à défaut d'être parfait, on peut l'améliorer.
Comment? Et bien s'il est vrai que le monde meilleur est une belle idylle, savons – nous au moins apprécier les choses que le monde actuel nous offre déjà? Je pense que la solution est là: vivre dans un monde meilleur passe au préalable par l'appréciation actuelle de celui-ci.
Pour apprécier la relative beauté de ce monde, il suffit d'apprécier chaque chose/évènement/individu de notre quotidien tels qu'une tasse de thé, une chanson, un film d'amour (ou policier!), le sourir d'un enfant,... et les individus. Commençons par prendre les choses du bon côté et le bon côté des gens. La bonne humeur de la voisine « raleuse », les échecs comme de nouvelles étapes, un repas chaud qui nous attend le soir sur la table...
C'est ainsi que je compte élaborer ce blog. En partant des choses que j'aime (bonnes ou mauvaises), d'anecdotes -qu'elles soient drôles, tristes, joyeuses, effrayantes – qui, avec le recul nous semblent si loin et si proches, de l'actualité avec tout ce qu'il y a de révoltant dans ce monde, car après tout pour apprécier ce que l'on a, il faut se rendre compte que tout le monde n'a pas tout cela,... nous vivons dans un pays où l'on respecte, ne serait-ce qu'un petit peu, les droits de l'homme.
Oui, à un monde meilleur, pour nous, pour les femmes, pour les hommes, pour les enfants, pour les noirs, les blancs, les jaunes, les chrétiens, juifs, musulmans, boudistes...
Reva

Par reva - Publié dans : Introduction
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